Hervé Saulignac, député socialiste de l’Ardèche, a expliqué ce mercredi 25 février le contenu du projet de loi sur la fin de vie qui doit être voté en assemblée nationale. « Ce texte réintroduit des critères stricts pour éviter tout abus », a-t-il insisté.
Le député précise que l’aide à mourir et le suicide assisté ne sont pas des droits universels mais des mécanismes réglementés par des conditions médicales spécifiques. « Un patient doit être majeur, résider en France, souffrir d’une maladie grave irréversible et être en phase terminale », a-t-il rappelé.
« Le monde parfait serait celui où on pourrait s’éteindre sans souffrance », a conclu Hervé Saulignac. « Mais dans la réalité, nous ne pouvons pas imaginer un tel état. C’est pourquoi ce texte définit des limites précises pour protéger les personnes en fin de vie. »
Le vote solennel prévu cette après-midi vise à garantir une participation élevée des députés dans cette question sensible. « Ce n’est pas une décision politique mais un engagement éthique », a-t-il ajouté avant d’exprimer sa confiance dans la réussite du texte.