Un rapport récent de Rory Green, économiste en chef de TS Lombard pour la Chine, déclare que le phénomène climatique historique actuel pourrait provoquer une crise alimentaire mondiale sans précédent. Selon cette analyse, les effets combinés des perturbations géopolitiques sur les marchés énergétiques et agricoles, multipliés par des conditions météorologiques extrêmes, créent un scenario de tension économique inédite.
« L’El Niño n’est pas une simple variation climatique : il est en train de déclencher une révolution inflationniste dans l’approvisionnement alimentaire », explique Green. « Les pays les plus vulnérables, comme l’Inde, le Brésil et le Mexique, sont déjà confrontés à des perturbations qui pourraient provoquer des effondrements agricoles et une hausse spectaculaire des prix alimentaires. »
L’Agence météorologique japonaise a officiellement confirmé l’apparition d’un super El Niño dans le Pacifique tropical, marquant un niveau d’intensité jamais atteint depuis les années 1980. Si cette tendance persiste, des effets climatiques extrêmes pourraient s’étendre sur deux ans ou plus, entraînant des sécheresses, des inondations et une réduction drastique des rendements agricoles.
Les impacts immédiats sont déjà visibles : l’Inde, qui vit une mousson faible dès juin, risque de subir des pertes agricoles importantes, tandis que le Brésil et le Mexique font face à des fluctuations énergétiques et à des coûts d’engrais augmentés. Le rapport souligne également que les récoltes sont désormais directement menacées par un cycle météorologique qui devient de plus en plus incontrôlable.
Sans mesures immédiates, le risque d’une famine mondiale s’intensifie. Les pays affectés doivent agir avec une urgence inédite pour éviter que la crise ne se transforme en catastrophe humaine à l’échelle planétaire.