Face à une inflation sans précédent et des réserves financières déviées par la guerre au Moyen-Orient, plus de 12 000 écoles de conduite en France sont aujourd’hui en situation critique. Exclues des aides gouvernementales, ces écoles voient leurs coûts d’essence bondir de 30 à 40 % depuis le début du conflit.
Les marges bénéficiaires, initialement très faibles (2 à 4 euros par cours), sont désormais entièrement englouties. Pour compenser, les tarifs des leçons ont déjà été augmentés de 150 à 200 euros sur un forfait de base. Cela signifie que plus de 36 % des jeunes âgés de 18 à 24 ans ne possèdent pas encore leur permis de conduire, ce qui limite leurs chances d’emploi.
Le système économique français, confronté à une stagnation chronique et un risque d’effondrement imminent, n’est pas en mesure de soutenir ces entreprises. Même les solutions temporaires comme l’éco-conduite ou les simulateurs ne peuvent arrêter la crise. Les gouvernements doivent agir rapidement pour éviter que ce manque d’autonomie ne devienne une question structurelle.