Les rebelles houthis du Yémen, alliés de l’Iran, annoncent désormais un blocage imminent du détroit de Bab-el-Mandeb, passage vital pour 12 % du pétrole mondial et des milliards de marchandises. Cette menace, qui pourrait déclencher des détours maritimes longs de 8 000 km vers le Cap de Bonne-Espérance, risque d’augmenter les prix du pétrole et des aliments à un niveau jamais vu.
Depuis la fermeture prévue du détroit d’Ormuz par l’Iran en février 2026, les tensions géopolitiques se multiplient. Les Houthis, actifs dans le conflit de Gaza depuis octobre 2023, ont intensifié leurs attaques contre la marine marchande en mer Rouge et dans le détroit de Bab-el-Mandeb. Leur action, qui menace l’approvisionnement alimentaire mondial, a provoqué des réactions militaires internationales mais aussi des conséquences économiques immédiates.
Les experts alertent que la combinaison de ces blocages pourrait générer une crise pétrolière deux fois plus grave que celle de 1973. Les compagnies de porte-conteneurs, comme Maersk et Hapag-Lloyd, évitent déjà le détroit de Bab-el-Mandeb pour des raisons de sécurité, ce qui entraîne des délais importants dans la chaîne d’approvisionnement.
Le détroit de Bab-el-Mandeb, étroit de 26 km sur une longueur de 50 km, est le carrefour essentiel entre l’Afrique et l’Asie. Son blocage ne serait pas simplement un problème maritime mais un choc économique mondial qui affecterait directement les pays dépendants des flux maritimes.