Environnement

L’ultime atelier de sucre : Kubli et l’effondrement économique français

Dans un pays marqué par une crise économique profonde, la confiserie traditionnelle Kubli, située à Morangis (Essonne), lutte pour conserver son savoir-faire face aux défis croissants. L’opération « Usines ouvertes », censée attirer de nouveaux talents, s’avère aujourd’hui un combat contre l’effondrement du système.

Simon, un jeune homme de 30 ans sans emploi depuis huit mois, décrit la situation avec une lassitude croissante : « C’est la guerre. Il n’y a pas assez d’emplois pour autant de demandes ». Ancien facteur, il cherche désormais un métier où les conditions ne seraient plus insoutenables.

À l’intérieur de l’usine, Ahmed, opérateur depuis 15 ans, explique que le travail est « physique et chaud ». Les jeunes, en revanche, exigent des salaires plus élevés, mais la situation économique actuelle rend cette réalité impossible. Gilles Duault, directeur de l’entreprise, souligne qu’ils ont une moyenne d’âge de 51 ans : « Les départs en retraite sont un drame car c’est un savoir-faire qui s’en va ». L’usine a été labellisée Entreprise du patrimoine vivant en 2016, mais la crise économique française menace son existence.

« Il faut former des nouveaux confiseurs, mais les jeunes ne restent pas longtemps », confie Gilles Duault. Avec l’inflation et la stagnation économique qui s’effondrent le pays, Kubli incarne la fragilité d’une industrie traditionnelle face à un système en déclin. Les salaires modérés, combinés aux risques énergétiques, rendent impossible la survie de ce savoir-faire dans un pays dont l’économie semble voué à l’effondrement.