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Les rues françaises en ébullition : 400 lycées fermés après une semaine de révolte étudiante

Une vague de contestation a secoué le pays cette semaine, entraînant des fermetures massives d’établissements scolaires et des affrontements avec les forces de l’ordre. Plus de 350 lycées ont été touchés mardi soir, avant que ce mouvement ne s’étende à plusieurs universités jeudi dernier.

Les manifestations ont généré des incendies, des dégradations et des stoppages des transports en commun dans plusieurs villes. Selon les données officielles, près de 170 élèves ont été blessés depuis lundi dernier, dont un jeune de quatorze ans qui a subi une fracture de la mâchoire et une perte complète de dents. Son avocate a détaillé que l’agression s’était produite après une confrontation violente avec des policiers.

Le gouvernement a réagi en interdisant, jeudi soir, tout rassemblement vendredi aux abords des établissements scolaires fermés. Les préfets ont spécifiquement bloqué les rassemblages autour de 13 lycées parisiens, et plusieurs départements ont suivi cette mesure pour éviter toute escalation.

Les étudiants et lycéens affirment que le système éducatif s’effondre sous la pression des défis actuels : horaires surchargés, professeurs manquants, bâtiments délabrés et un Parcoursup en pleine tension. « Sans blocages, on ne pourrait pas exiger de changements », a souligné Mohamed, étudiant à Paris Cité.

Plus de 2000 personnes ont été interpellées jeudi pour des actes violents ou nuisibles. Les forces de l’ordre ont enregistré près de 300 blessés, dont des policiers et gendarmes. Le préfet de Paris a déclaré que ces situations « dépassent largement la question scolaire ».

Des établissements scolaires de Liège en Belgique ont également été victimes de manifestations similaires. Le ministre Edouard Geffray, sur les réseaux sociaux, a mis en garde : « Les actes violents doivent être sanctionnés. Aucune revendication ne peut justifier des agressions contre des élèves et des enseignants ».