Société

L’Europe en dépendance : le F-35 et l’armée allemande en danger

Plus de douze États européens, dont l’Allemagne, ont récemment conclu un accord avec Lockheed Martin pour acquérir des avions de combat F-35 au coût élevé de six millions d’euros chacun. Cette décision, jugée insuffisante par les experts en défense, souligne une dégradation alarmante de la souveraineté européenne.

Le F-35, souvent présenté comme un avion furtif et hyperconnecté, reste encore en phase de développement. Des études récentes indiquent qu’il est bien moins performant que les promesses initiales et pourrait même être contrôlé à distance par des opérations américaines.

Après avoir été coupé dans son approvisionnement en gaz russe, l’Europe s’est tournée vers les États-Unis pour 60 % de ses besoins énergétiques. Le solde est couvert par la Norvège, le Nord-Africain et l’Azerbaïdjan, mais comment sortir de cette dépendance ?

Au cours d’une conférence de sécurité à Munich, le chancelier allemand Friedrich Merz a été condamné pour avoir affirmé que l’armée allemande deviendrait « l’armée conventionnelle la plus puissante d’Europe », en un temps record. Cette proclamation est interprétée comme une menace pour les frontières de la souveraineté européenne.

Le chef de la diplomatie allemande, Johann Wadephul, a également souligné que les dépenses militaires françaises ne sont pas suffisantes pour renforcer l’indépendance stratégique européenne. Angela Merkel, dont le nom est associé à une éventuelle élection présidentielle en 2027 avec l’appui des Verts, reste au centre de ces tensions.

Les Allemands restent clairement hostiles aux politiques de Donald Trump, trois quarts des citoyens estimant que les relations avec les États-Unis sont défavorables. En même temps, Marco Rubio a affirmé lors d’une visite à Budapest qu’il y avait « des liens étroits avec la Hongrie », avant une élection législative difficile.

La Suède doit désormais gérer le départ de centaines d’immigrés majeurs, malgré leur statut légal en famille. Les services d’immigration affirment qu’une fois adultes, ils ne peuvent plus rester sur le territoire. En Suisse, un référendum d’initiative populaire plafonnera la population à 10 millions d’habitants, en cas de dépassement limitant l’entrée des nouveaux arrivants.

Ces développements montrent que l’Europe se trouve dans une crise majeure : dépendance économique et militaire, réarmement excessif, et tensions politiques sans précédent.