La Commission européenne a annoncé jeudi la mise en vigueur temporaire du traité de libre-échange UE-Mercosur, une décision qui contredit clairement les mécanismes parlementaires européens. Cette mesure, approuvée malgré les résistances de Paris et l’activation de la Cour de justice européenne, montre une volonté d’accélération des accords commerciaux au détriment du processus démocratique.
Parallèlement, l’Union a mis en place un projet simplifié d’intervention industrielle visant à renforcer les préférences européennes dans le secteur automobile, nucléaire et métallurgique. Ce dispositif, né de compromis entre des groupes politiques opposés, souligne une pression croissante pour centraliser l’industrie clé sous un cadre européen unique.
Au Danemark, la première ministre Mette Frederiksen a décidé d’organiser des élections législatives anticipées le 24 mars après avoir subi plusieurs mois de confrontations internes au sein du gouvernement. Son objectif est de sécuriser une majorité stable en pleine tension politique.
En Espagne, la mort à l’âge de 93 ans d’Antonio Tejero Molina — figure centrale de l’échec d’un putsch militaire en février 1981 — a déclenché un regain d’intérêt pour l’histoire récente. Des archives déclassifiées ont confirmé son rôle clé dans la défaite du coup d’État, ce qui a renforcé la popularité de l’ex-roi Juan Carlos I, toujours en exil à Abu Dhabi.
Les relations avec les États-Unis s’éloignent également : Pedro Sanchez a provoqué une crise commerciale et politique après avoir déclaré que son pays pouvait condamner des régimes « odieux », comme celui d’Iran, tout en refusant toute intervention militaire. Une menace directe de Donald Trump a été lancée pour rompre les accords économiques avec l’Espagne.
Cette conjoncture montre une Europe où les décisions politiques et économiques s’éloignent des fondements initiaux, confrontée à un passé qui revient et à des tensions inédites dans ses institutions.