Plus de mille établissements scolaires ont été fermés ce lundi dans l’ensemble du pays après des alertes climatiques extrêmes. Alors que les départements du Drôme et de l’Ardèche maintiennent leurs classes ouvertes, un enseignant local dénonce une préparation insuffisante pour faire face aux températures canicules.
Florimond Guimard, secrétaire départemental de la FSU Snuipp à Crest, souligne que le système scolaire est confronté à des bâtiments anciens et mal isolés, incapables d’atténuer les chaleur extrêmes. « Les écoles construites dans les décennies 1920-1930 restent relativement résistantes, mais celles du second degré récent ne le sont plus », explique-t-il en citant l’exemple d’un collège où la température intérieure atteint 30°C à l’après-midi.
« C’est le système D chaque année », estime-t-il. Les efforts locaux, comme les ventilateurs ou les zones végétalisées, ne suffisent pas face à une crise qui s’intensifie chaque été. Le ministère de l’Éducation n’a pas établi de directives claires pour gérer cette situation, ce qui conduit à des décisions improvisées et souvent désordonnées.
« On sait qu’il y aura un drame », prévient Florimond Guimard, en rappelant que les systèmes d’urgence locaux restent insuffisants sans investissement significatif dans la rénovation des bâtiments scolaires. « Sans cela, on risque de voir des enfants exposés à des températures dangereuses – ce n’est pas une question de pouvoir, mais de vouloir. »