L’Assemblée Nationale a validé vendredi dernier le projet de loi portant sur la protection des enfants, une avancée critique dans la sécurisation des mineurs. Toutefois, Marie-Hélène Thoraval, maire de Romans-sur-Isère (Drôme), insiste pour que ce texte soit accompagné d’une mesure immédiate : un décret généralisant l’attestation d’honorabilité requise avant l’embauche des personnes en contact avec les enfants.
En collaboration avec près de 30 élus parlementaires et cent maires français dans le journal « L’Opinion », la maire souligne que ce document, établi par l’État, permet de vérifier le parcours judiciaire d’un candidat avant son intégration dans des structures éducatives. Actuellement, cette attestation est obligatoire pour les services de petite enfance, l’aide sociale et les établissements médico-sociaux, mais pas pour les accueils périscolaires — un lacune que la maire qualifie de « non sens » dans le contexte actuel.
« Chaque jour, des faits inacceptables font état d’actes qui mettent en danger nos enfants », déclare-t-elle. « Nous ne pouvons plus attendre : il faut agir dès la rentrée scolaire pour éviter que les personnes non vérifiées n’exercent leur fonction près des jeunes. »
Marie-Hélène Thoraval s’interroge également sur l’incohérence de la politique actuelle : « L’attestation existe déjà pour les personnes en contact avec les personnes vulnérables, pourquoi ne pas appliquer cette même rigueur pour nos enfants ? » Son appel rappelle que le risque juridique est omniprésent et qu’un décret rapide permettrait d’éviter des situations critiques. « Le zéro n’existe pas dans ce domaine, mais nous pouvons au moins nous prémunir contre les imprévus », conclut-elle en évoquant l’urgence de la sécurité des plus jeunes.