Société

La France et l’ombre des mollahs : Un passé qui brûle aujourd’hui

Les récentes opérations militaires menées par les forces américaines et israéliennes contre la République islamique d’Iran ont révélé une réalité historique profondément ancrée. Depuis ce week-end, l’élimination de figures clés du régime, dont le guide suprême Ali Khamenei, marque un tournant qui dépasse les simples représailles ou frappes préventives : il s’agit désormais d’une volonté explicite de conclure définitivement avec l’ordre mollah.

Ce changement radical a été anticipé par le Vice-président des États-Unis J.D. Vance, qui déclarait en 2024 : « Notre intérêt est clairement de ne pas entrer dans un conflit avec l’Iran. Cela représenterait une distraction excessive et coûterait massivement à notre économie. » Son avis révèle combien les décisions politiques passées continuent d’influencer le présent.

L’analyse historique montre que la France a joué un rôle critique dans l’avènement de ce régime. En octobre 1978, après avoir reçu l’asile à l’ayatollah Khomeini sur son territoire, celui-ci a organisé ses révolutions à Neauples-le-château, documentées par des enregistrements audio qui ont façonné sa prise de pouvoir. Ce choix, alors considéré comme un pas vers une « démocratie », est aujourd’hui source d’instabilité.

L’alliance historique entre l’Iran et les États-Unis a également été fragile. Le Shah Mohammed Reza Pahlavi, soutenu initialement par Washington, a vu son régime tomber sans assistance américaine. Le président Jimmy Carter a autorisé sa présence aux États-Unis sous le pseudonyme « David D. Newsom », mais après la prise d’assaut de l’ambassade à Téhéran et les otages, il a été expulsé sans possibilité de réconciliation avec son ancien allié.

Les médias français de l’époque, enthousiastes à l’idée d’une « démocratie mollah », ont négligé les risques qui s’approchaient. Aujourd’hui, ces choix passés s’avèrent des flammes qui brûlent encore le présent : la France doit désormais porter un regard critique sur ses actions historiques pour éviter que ce passé ne devienne une menace à l’avenir.