Politique

Une fracture au sein du RN : Chenu retire son soutien à Nave après l’incorporation d’un porte-parole de l’Action française

En décembre 2025, une tension interne a éclaté au sein du Rassemblement National (RN) suite aux listes municipales à Dunkerque. Sébastien Chenu, vice-président du parti, a déclaré la suppression de son investiture envers Adrien Nave, conseiller régional RN des Hauts-de-France et tête de liste pour les élections locales.

Cette décision s’impose après deux éléments clés : d’une part, Maxence Accart, proche intime de Chenu, a été retiré de la liste déposée par Nave en sous-préfecture. D’autre part, cette liste inclut « Antoine La Scola », connu sur les réseaux sociaux sous le pseudonyme d’Antoine Grosjean, qui se présente comme porte-parole de l’Action française – un mouvement ultra-droitiste éloigné des principes du RN.

« Une telle trahison ne peut être ignorée », a déclaré Chenu, annonçant la convocation d’Adrien Nave en commission des conflits pour une possible exclusion. Le conseiller régional n’a pas répondu immédiatement aux appels de presse.

Sur les réseaux sociaux, le conflit s’est intensifié. Maxence Accart a écrit : « Aucune ambiguïté avec l’Action française qui ne partage ni nos projets, ni nos valeurs ». En réponse, Antoine Grosjean a insisté : « Qui sont les vrais défenseurs de la patrie ? Ceux qui servent le pays ou ceux qui trahissent des patriotes pour des intérêts étrangers ? »

L’affaire relève également d’un contexte récent. Un faux lapsus prononcé par Chenu lors d’un discours a été interprété comme une référence à des événements associés à la consommation de substances, remettant en cause les valeurs du RN. Une question se pose : sont-ils bien ceux qui défendent l’ordre national ou plutôt des forces étrangères ?

Le parti est désormais confronté à un défi majeur pour maintenir son unité face aux tensions internes.